OMG That’s Hot ! – Interview de Valéry K. Baran

Bonjour à tous! C’est Sam

On commence ce quatrième jour du blog tour pour la sortie de OMG That’s Hot! de Valéry K. Baran avec une interview de l’auteur. N’hésitez pas à faire un tour sur les pages  de The Lovely Teacher Addiction, Lire ou dormir il faut choisir, Books and Ko et Le Monde Enchanté de mes Lectures pour d’autres surprises.

Et biensûr, un énorme merci à Valéry de s’être prêtée au jeu.

 

1- Peux-tu te présenter en quelques lignes ?
Valéry K. Baran, autrice d’érotisme multisexualités avec toujours un fond de romance parce que je reste un petit cœur d’artichaut et que, même ultra sexuelles, mes histoires finissent toujours par développer des sentiments. xD

2- Depuis quand écris-tu?
11 ans ! J’ai failli dire 10, mais j’ai atteint les 11, en fait.

3- Est-ce que tu lis ? Si oui quels auteurs ou quels genres ?
Alors, oui, je lis : pour moi c’est indispensable, et je lis de tout. J’ai eu des phases monomaniaques, quand j’ai commencé à écrire, où je ne lisais que le genre que j’écrivais (pendant des années…), et pareil quand je suis entrée dans l’édition (je ne lisais que de la romance et de l’érotisme), mais je me suis depuis re-diversifiée. Je peux lire autant de romance et d’érotisme, donc, que de polar, de science-fiction, de littérature générale, de romans ou de BD/mangas/comics… C’est varié ! (jusqu’à ma prochaine phase monomaniaque xD)

4- OMG That’s hot ! est un recueil de nouvelles érotiques, est-ce le thème que tu préfères ?
Oui, c’est vraiment ce que j’aime écrire. En nouvelle ou en roman, ça n’a pas d’importance, mais rien ne me plait plus que d’explorer les personnages via leur rapport à leur corps et leur sexualité. Les thèmes du désir, de la pudeur, de la réalisation ou non de fantasmes, de la découverte de soi-même ou de l’autre par le sexe… tous ces thèmes me passionnent.

5- Tu écris aussi bien du M/M que du M/F. As-tu une préférence pour l’un des deux et pourquoi ?
De base, je dirais que j’ai une préférence pour le M/M, d’une part parce que, en tant que femme attirée par les hommes mais aussi bisexuelle, il me permet d’aborder à la fois les personnages m’attirant le plus, soit les hommes, et à la fois d’aborder aussi le sujet de l’homosexualité, qui est un sujet qui me touche, du fait d’être moi-même bi. Cependant, en me mettant à écrire du M/F, j’ai vu que je pouvais aussi aborder ces thèmes par ce biais. Le jeu de « pouvoir » entre le sexe féminin et masculin, le rapport à son « genre », le désir que peut susciter l’homme… ce sont tous des sujets que j’aime énormément écrire et, finalement, mes M/F ont souvent ce biais-là, dans le sens où, que l’on soit dans un rapport homosexuel ou hétéro, l’objet du désir et, parfois, celui soumis à l’autre, est le corps masculin.

6- Quels sont les avantages et les inconvénients de ces deux styles ?
Je dirais que tout ne peut pas être développé dans chaque genre. Je me suis amusée, déjà, à changer le sexe d’un personnage (dans un sens ou dans l’autre) en cours d’écriture et on ne peut pas tout à fait écrire un rapport entre un personnage féminin et un personnage masculin comme on écrit un rapport entre deux personnages masculins. Je suis pourtant une fervente défenseuse de l’égalité des sexes mais… en le faisant, on voit bien les légères nuances que ça induit. Et puis il y a aussi des questions de scénario, de pratiques sexuelles… Ecrire les deux permet une plus grande liberté et, après, il y a aussi la distance dont on peut avoir besoin ou non avec ses personnages. En M/M, on peut écrire un peu tout sans avoir à se « montrer » : le fait que l’on n’est pas, soi, ses propres personnages, est évident. En M/F, les gens ont plus de mal à faire la différence.

7- Est-ce difficile d’écrire sur une sexualité qui n’est pas la sienne, est-ce important pour toi d’être « réaliste »?
Oui et non… Il faut faire des recherches, se renseigner, bien sûr, mais après je ne crois pas qu’il y ait une différence si extraordinaire. Pour avoir eu des lecteurs croyant que j’étais un homme (quand j’écris du M/M), que j’étais une soumise (quand j’écris du BDSM), etc., en tout cas, je dirais qu’on peut s’en sortir pas trop mal. ^^

8- Je sais que le safe sex est important pour toi, peux-tu nous dire pourquoi et si tu considères que les auteurs ont un « devoir » envers leurs lecteurs à ce sujet ?
Oui ! Merci pour la question, d’ailleurs. Eh bien pour deux raisons : primo, quand je n’écris pas, je travaille dans la santé et, pour avoir travaillé notamment dans un service de sidéens, savoir quel est mon rôle en matière de prévention de la santé, connaître les chiffres des IST et leur évolution, etc., je ne peux pas prendre ce sujet à la légère. Et d’autre part, en tant qu’autrice, j’ai l’expérience de lectrices qui m’ont dit bien assez de fois à quel point lire mes histoires les ont influencées dans leur découverte de la sexualité, et je sais ça : des lectrices et des lecteurs très jeunes me lisent. Donc là aussi, je ne peux pas faire comme si je ne le voyais pas. Et puis je trouve ça chouette : en plus d’apporter du plaisir de lecture, si nous pouvons, en tant qu’auteurs, aider à considérer le fait de se protéger comme un élément normal de sa sexualité, à être attentif aux demandes de l’autre, à savoir s’assumer dans ses désirs et son plaisir… c’est encore mieux.

9- Quelle est la nouvelle que tu as préféré écrire dans OMG that’s hot !?
Je crois que je vais être incapable de répondre à cette question. xD Comme ça, je dirais peut-être « Le jeu », pas tant parce que c’est une nouvelle qui me plait plus que les autres, mais parce que la retravailler pour ce recueil m’a permis de me replonger dans l’histoire de personnages que j’aime beaucoup, et que j’avais hélas un peu délaissés entre temps. ^^

10- Peux-tu nous dire quelques mots sur tes projets en cours ?
Alors… non, et oui. xD
Non parce que je suis actuellement sur un projet secret de chez secret (on n’arrête pas de dire ça avec Hope Tiefenbrunner mais, promis, on en parlera comme il le faut plus tard), donc motus et bouche cousue.
Et oui, parce que, pour les autres projets, on est en train de bosser sérieusement, via Lemon laboratory, non seulement à la sortie en papier de toutes nos histoires disponibles seulement en ebook actuellement, mais aussi carrément à la création de notre propre « maison d’édition », pas dans le sens « on va publier d’autres auteurs » (quoique l’équipe s’agrandira peut-être : on en reparlera), mais dans le sens « on va développer notre groupe dans le but de vendre nos propres histoires ».
Donc, dans l’avenir, il y aura de l’auto-édition, il y aura aussi de l’édition en maison d’édition, et puis il y aura de la surprise !

Comments

  1. […] Valéry K. Baran chez Sur l’étagère derrière la sirène en plastique […]

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