The preacher’s son de Lisa Henry et Rock J.A

Bonjour à tous§

J’espère que vous allez bien. Je vous retrouve aujourd’hui pour une chronique qui , exceptionnellement, ne sera pas rédigée par Karin ou moi mais par Karen, du Boudoir Ecarlate, tout simplement parce que ma date de publication prévue  a été avancée et que je n’ai pas fini ma lecture. Donc tout d’abord un énorme merci à Karen, et je vous  mettrai ma chronique en VF/VO à la suite de la sienne, dès que j’aurai enfin fini ce bouquin^^.

Sans plus attendre, couverture et résumé:

 

 

Jason Banning est une épave. Sa jambe a été emportée en Afghanistan, son petit ami l’a quitté et a pris le chien, et maintenant il est de retour dans sa ville natale de Pinehurst, Washington, un endroit qui ne recèle que des souvenirs misérables … et Nathan Tull. Nathan Tull, dont la vie Jason a ruiné. Nathan Tull, qui ne croira jamais Jason a fait ce qu’il a fait pour un plus grand bien. Nathan Tull, dont le révérend père dirige le camp de thérapie de conversion gay que Jason a déjà tenté de faire tomber – à tout prix. Nathan Tull essaie de vivre une vie tranquille. Il y a quatre ans, alors que Nate était un futur étudiant en visite à UW, son monde s’est effondré lorsque Jason Banning a dormi avec lui, l’a filmé et mis en ligne. Une sortie publique douloureuse et une crise de la foi plus tard, Nate a finalement commencé à guérir. Guéri des « fantômes » qui l’ont tourmenté pendant des années, il a maintenant une petite amie, un travail de conseiller dans le camp de son père, et le soutien constant et aimant de son père. Mais quand il apprend que Jason est de retour en ville, son identité soigneusement construite commence à s’effondrer. Désireux de réconcilier son amour pour Dieu avec son attirance pour les hommes comme Jason doit comprendre le mal qu’il a fait, Nate se retrouve dans une ligne dangereuse. D’un côté se trouve la vie droite à laquelle il s’est engagé à la suite de son humiliation publique. De l’autre, c’est le péché qu’il a commis avec Jason Banning, et les fantômes qui ne le laisseront pas faire. Mais y a-t-il un chemin qui peut relier ces deux mondes – où sa foi et son identité en tant qu’homosexuel ne s’excluent pas mutuellement? Et peut-il marcher sur ce chemin avec l’homme qui l’a trahi?

 


Jason Banning est sur le point de finir ses études de journalisme à la fac lorsqu’il reconnait au cours d’une soirée Nathan Tull, le fils de 18 ans du Révérend Tull qui officie à Pinehurst, la ville où il a grandi. Le même révérend qui organise toute l’année des Camps de thérapie de conversion pour guérir les jeunes adolescents de leurs pulsions homosexuelles. Et voilà que Nathan se comporte avec lui d’une manière sans équivoque : il est gay et Jason lui plait. Il lui demande même d’être son premier amant. Jason y voit une occasion en or. Il va filmer leur rendez-vous avant de mettre la vidéo en ligne accompagné d’un article, pour montrer à la face du monde que le fils du Révérend Tull est lui-même gay. Et qu’importe si Nathan le charme comme jamais avec sa timidité, son courage, sa générosité et sa passion. Qu’importe s’il vit la meilleure expérience sexuelle de sa vie.
Quatre années passent. Pour fuir le scandale consécutif à la parution de la sextape, Jason est devenu reporter de guerre en Afghanistan. Sévèrement blessé à la jambe au cours d’une explosion, largué par son dernier petit-ami qui ne supporte pas de le voir diminué, il n’a pas d’autre choix que de revenir à Pinehurst, vivre chez sa tante. Pinehurst où Nathan a subi lui-même une Thérapie de conversion de la part de son père après le scandale et où le jeune homme bien rangé aide même le révérend à animer les camps.
Pour Nathan c’est un choc. Il n’a rien oublié, cette nuit fatidique le hante encore et fait l’objet de tous ses fantasmes même s’il essaye de s’en interdire. Et le retour de Jason lui fait comprendre à quel point il s’est fourvoyé : il est bel et bien gay et il lui faut enfin trouver le courage de l’accepter…

La religion est omniprésente dans ce roman, donc si ce n’est pas quelque chose que vous affectionnez particulièrement, passez votre chemin. Ce qui est surtout très intéressant et opéré de façon brillante c’est la manière dont les choses sont présentées : nous n’avons pas d’un côté la méchante religion et de l’autre des humains qui essayent de suivre leur nature. Tout est nuancé. Et ce qui est clairement mis en avant c’est la notion d’Intentions. Jason a de bonnes intentions lorsqu’il met la vidéo en ligne : il veut libérer Nathan de son carcan et montrer à la face du monde ce que sont les camps de conversion, mais au final c’est bien du mal qu’il fait. Le révérend Tull a également de bonnes intentions lorsqu’il veut aider ces adolescents à vivre de façon « normale ». Il les respecte, est très gentil avec eux, leur interdit de se voir comme des abominations et veut juste les rendre plus fort mentalement et spirituellement pour résister à leurs pulsions. Mais au final il est impossible à ces jeunes de nier leur nature et c’est bien du mal qu’il leur fait.
Le roman est donc vraiment intéressant et je l’ai lu avec plaisir, même si à la longue le comportement de Nathan m’a vraiment tapé sur le système. Les auteures veulent vraiment montrer qu’on peut accepter son homosexualité sans perdre pour autant sa foi et que les deux ne sont pas antinomiques. Ce n’est pas Dieu qui condamne l’homosexualité mais l’Eglise et les hommes qui Le servent. Nathan est donc profondément croyant et attaché à son père. Après sa nuit magique avec Jason, il comptait bien avouer à son père qu’il était gay, mais il n’en a pas eu l’occasion puisque le scandale a aussitôt éclaté. Anéanti de voir ces images partout sur le net, mais aussi par la trahison de Jason, il n’a trouvé de salut qu’auprès de son père qui l’a convaincu que ce ne sont que des démons personnels à combattre. Et quand Jason revient c’est encore vers son père qu’il se tourne. Et alors même que les choses redeviennent intimes avec Jason, il revient encore et toujours chez son père, jusqu’à même se demander s’il ne devrait pas accepter une thérapie de couple avec sa petite amie, alors qu’elle le dégoûte physiquement. C’est un peu la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Trop de faiblesse, trop de naïveté, trop de pardon facilement accordé…
Mais il n’en reste pas moins que j’ai apprécié l’histoire dans sa globalité.

 

La chronique de Karen sur Le Boudoir Ecarlate c’est ici!

 


Quelques informations sur The Preacher’s son:
Editeur : Autoédition
Prix : 9.66€
Date de sortie : 16 janvier 2018
Nombre de pages : 284 pages


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